Evolution et pronostic

Une fois déclarée, l’évolution de la maladie, très variable d’un patient à un autre, est difficile à prévoir.

 

Le plus souvent, la circulation va se rétablir, soit parce que la veine occluse va spontanément se déboucher, soit parce que des vaisseaux appelés « vaisseaux collatéraux » vont se développer pour contourner l’obstacle.

Si ces vaisseaux collatéraux se développent suffisamment vite, la circulation pourra être rétablie, limitant d’autant les lésions de la rétine.

 

Ainsi, de nombreux patients guérissent (spontanément) sans séquelle. Chez d’autres peut persister une altération de la vision à différents niveaux : par exemple, la vision peut fluctuer d'un jour à l'autre, voire au cours d'une même journée (avec habituellement une moins bonne vision le matin au réveil) ; d’autres patients pourront continuer à voir des tâches dans leur champ de vision (« scotomes »), tandis que l’acuité visuelle (mesurée en dixièmes) est remontée.

 

A l’opposé, l’occlusion veineuse peut durer plusieurs mois, et même dans certains cas devenir chronique (persistant alors plusieurs années), évoluant alors vers des complications : l’œdème maculaire et/ou la fermeture des capillaires (appelée « ischémie »).

 

Les formes les plus sévères de la maladie sont essentiellement le fait de certaines occlusions de la veine centrale. Au cours des occlusions de branche, la perte de la vision n’est jamais complète, car la plus grande partie de la rétine n’est pas concernée par l’occlusion, et la macula peut être épargnée.

 

Le risque de bilatéralisation, c’est-à-dire de l’atteinte de l’autre œil, bien que non nul, est très faible.

 

Mise à jour : Juillet 2009

 

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