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Quelle technique choisir ?

Dans tous les cas, cette chirurgie est rapide, se pratique en ambulatoire. Elle est indolore, en raison d’une anesthésie topique par collyre, et éventuellement complétée par une prémédication, et des antalgiques post-opératoires.

 

La sculpture cornéenne par laser Excimer peut être appliquée de deux façons différentes. Soit directement sur la surface de la cornée (après en avoir enlevé l’épithélium), on parle alors de laser de surface ou PhotoKératectomie Réfractive ou PKR. Il en existe des variantes, nommées Lasek, épilasik, etc….). La PKR est très rapide, strictement indolore, mais en raison de l’ablation de l’épithélium, il est nécessaire de porter pendant quelques jours une lentille de contact. Celle-ci a un but antalgique et favorise la cicatrisation. Durant les premiers jours qui suivent la PKR, il est habituel de ressentir une gêne oculaire, de telle sorte qu’il est préférable de prendre quelques jours de repos. La PKR paraît peu déstabiliser la biomécanique cornéenne. Elle est recommandée chez les personnes ayant une cornée fine, et dans diverses autres circonstances qui sont fonction de cas d’espèce.

 

 

Lors du LASIK, on sculpte directement le stroma cornéen (l’intérieur de la cornée), en réalisant au préalable un « volet cornéen superficiel ». La sculpture proprement dite est alors appliquée, et le volet est reposé. Il adhère spontanément au lit de découpe stromal, en raison de la physiologie cornéenne. La découpe du volet superficiel est faite actuellement au CHNO avec un laser femtoseconde, très rapide et précis. La sculpture cornéenne proprement dite est réalisée avec un laser Excimer. L’intérêt principal du Lasik est la simplicité de ses suites. Il est possible de reprendre dès le lendemain la plupart des activités professionnelles. L’intervention elle-même est légèrement plus désagréable que la PKR, et la plupart des opérés ne parlent pas réellement de douleur, mais de gêne peropératoire.

 

La chirurgie est habituellement bilatérale, mais il est possible, pour des exigences personnelles de chacun de procéder en deux temps (un œil, puis l’autre quelque temps après).

 

Certains résultats du bilan pré-opératoire sont déterminants pour le choix entre les deux techniques. Parfois, le choix de la technique est laissé au patient. Dans d’autres cas, l’une des deux technique est seule envisageable. Parfois enfin, le patient est récusé, en raison de contre-indications chirurgicales.