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Traitement

Le traitement de la DMLA

A ce jour, il n’y a aucun traitement curatif de la DMLA atrophique.

DMLA exsudative

Jusqu'à ces dernières années, le seul traitement de la DMLA exsudative était la photocoagulation au laser des néovaisseaux (destruction thermique des vaisseaux anormaux... mais aussi de la rétine adjacente) : moins de 20% des yeux atteints de DMLA pouvaient être traités. En effet, le traitement par laser n’est possible que lorsque les néovaisseaux n’ont pas encore atteint le centre de la vision. C’est donc aux stades très précoces de la maladie, et dans certaines localisations seulement que l’on peut utiliser le laser thermique.

Cette situation a évolué grâce à l’arrivée de la thérapie photodynamique ou « PDT » (injection d'un produit photosensibilisant dans une veine du bras, activé par un laser dénué d'effet thermique) en 2000, élargissant les indications thérapeutiques aux néovaisseaux centraux, permettant de retarder la perte de la vision centrale, au prix de séances répétées. Elle reste encore contre-indiquée dans certaines formes et inefficace dans d'autres : on estime à 30% le nombre de patients pouvant bénéficier de la PDT.

Une nouvelle ère a débuté en 2006 avec la mise à disposition des médicaments dits « anti-VEGF ».

Le VEGF est une substance, fabriqué en excès dans l’œil lors de certains états pathologiques, notamment la DMLA exsudative, impliquée dans la croissance de vaisseaux anormaux (angiogenèse). Son blocage permet donc de stopper l’évolution, voire faire régresser les petits néovaisseaux, tout en diminuant les conséquences (œdème, hémorragies). Validés par de larges études internationales, ces traitements, en plus pouvoir être utilisés dans la quasi-totalité des cas, permettent de stabiliser la vision de quasiment tous les patients traités, et même pour la première fois d’espérer une amélioration de l’acuité visuelle… au prix d'injections directement à l'intérieur de l'oeil, éventuellement répétées (s’ils stabilisent voire font un peu régresser la maladie, ils ne la guérissent pas définitivement).

Si ces médicaments sont très efficaces dans les phases actives de développement des néovaisseaux, ils sont sans intérêt sur des formes cicatrisées ou trop évoluées, ce qui implique que le diagnostic ait été fait à un stade précoce.

Mise à jour : Août 2015